Il s’agit de la première pièce d’une danse fisel, qui en comporte normalement trois (une dañs ‘dro, un bal, une autre dañs ‘dro). Ici, il s’agit d’un morceau connu sous le nom de Ton Duro, en référence aux oncles et aux pères de Christian Duro, qui personnalisèrent cet air et le rendirent célèbre. Le troisième morceau de cette danse, en fait une suite de deux mélodies : « Ton Jean Henry ha ton Marcel Duro », sera également étudié.
Ces deux pièces sont extraites du disque « Christian Duro. Sonneur Fisel » (Coop Breizh /Paotred an Dreujenn-Gaol, 1997).
Pour présenter ces mélodies, Christian Duro répond à la question suivante d’Erik Marchand : « qu’est-ce que sont ces deux airs ? ». Pour cela, il raconte la façon dont il vit et sonne « cette musique qu’on fait, là ».
La tradition : transmettre et ressentir, ne pas reproduire.
« Quand on devient sonneur par hasard, on n’attend de la musique que le plaisir de la pratiquer avec ses amis. Quand on la reçoit en héritage, elle jalonne la mémoire. Quand elle occasionne des rencontres inattendues – ou inespérées –, elle réaffirme son existence. Si je lui rends ce qu’elle me donne, alors elle vaut que nous la partagions »
Christian Duro, texte du disque « Christian Duro. Sonneur fisel », CoopBreizgh/Paotred an Dreujenn-Gaol, 1997.
NB : Lorsque nous parlons du « premier morceau », il s’agit du Ton Duro, et lorsque nous parlons du « dernier », nous faisons référence au « Ton Jean Henry ha ton Marcel Duro ».
Exprimer la personnalité musicale dans un couple de sonneurs
Qu’est-ce que la personnalité musicale, comment s’exprime l’individualité musicale, selon Christian Duro ?
Il partage son expérience et évoque deux sonneurs très connus de Centre Bretagne : Iwan Thomas et Lucien Riou.
NB : A noter que les termes de kaner et diskaner renvoient aux chanteur.ses de kan ha diskan, chant en duo qui s’organise suivant un chant (effectué par le.a meneur.se, dit kaner) et un répons (effectué par le.a diskaner) qui répète la phrase.